{"id":302,"date":"2026-07-09T11:54:04","date_gmt":"2026-07-09T09:54:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/nombre-rapport-40-ans-frequence-moyenne\/"},"modified":"2026-07-09T11:54:06","modified_gmt":"2026-07-09T09:54:06","slug":"nombre-rapport-40-ans-frequence-moyenne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/nombre-rapport-40-ans-frequence-moyenne\/","title":{"rendered":"Nombre de rapport \u00e0 40 ans : quelle fr\u00e9quence sexuelle est normale ?"},"content":{"rendered":"<div style=\"background:#f0f4ff; border-left:4px solid #1a73e8; border-radius:8px; padding:20px 24px; margin:0 0 24px 0; box-sizing:border-box;\">\n<p style=\"margin:0 0 10px 0; font-weight:700; color:#1a73e8;\">\ud83d\udccb L&rsquo;essentiel \u00e0 retenir<\/p>\n<p style=\"margin:0 0 10px 0;\">\u00c0 40 ans, la fr\u00e9quence sexuelle moyenne en France est de <strong>6,2 rapports par mois pour les femmes et 7,1 pour les hommes<\/strong>, soit environ 1,3 \u00e0 1,7 fois par semaine. Ces chiffres, issus de l&rsquo;enqu\u00eate Inserm\/ANRS 2023, r\u00e9v\u00e8lent une grande variabilit\u00e9 normale selon les couples.<\/p>\n<ul style=\"margin:0; padding-left:20px;\">\n<li><strong>Moyenne nationale tous \u00e2ges<\/strong> : 9 rapports\/mois, tir\u00e9e vers le haut par les jeunes couples.<\/li>\n<li><strong>Baisse document\u00e9e<\/strong> : -10 points d&rsquo;activit\u00e9 sexuelle annuelle depuis 1992 pour les deux sexes.<\/li>\n<li><strong>Apr\u00e8s 50 ans<\/strong> : 56,6 % des femmes et 73,8 % des hommes restent sexuellement actifs.<\/li>\n<li><strong>Signe d&rsquo;alerte r\u00e9el<\/strong> : la souffrance, pas le chiffre. Consulter si douleurs, absence totale de d\u00e9sir ou d\u00e9tresse persistante.<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<p>Le <strong>nombre de rapport \u00e0 40 ans<\/strong> est l&rsquo;une des questions les plus silencieusement pos\u00e9es \u00e0 la quarantaine. Suis-je dans la norme ? Mon couple est-il en bonne sant\u00e9 ? Les donn\u00e9es 2023 de l&rsquo;enqu\u00eate <em>Contextes des sexualit\u00e9s en France<\/em>, men\u00e9e par l&rsquo;<strong>Inserm<\/strong> et l&rsquo;ANRS Maladies infectieuses \u00e9mergentes aupr\u00e8s de 31 518 participants, apportent une r\u00e9ponse rassurante : la variabilit\u00e9 est immense, et la moyenne nationale masque des r\u00e9alit\u00e9s tr\u00e8s diff\u00e9rentes selon l&rsquo;\u00e2ge, la dur\u00e9e de la relation et le contexte hormonal. Cet article d\u00e9taille les chiffres officiels par tranche d&rsquo;\u00e2ge, les facteurs qui font varier cette fr\u00e9quence \u00e0 la quarantaine, et pourquoi la qualit\u00e9 prime sur la quantit\u00e9 d\u00e8s lors que les deux partenaires s&rsquo;y retrouvent.<\/p>\n<h2>Nombre de rapport \u00e0 40 ans : ce que r\u00e9v\u00e8lent les derni\u00e8res donn\u00e9es de l&rsquo;Inserm<\/h2>\n<h3>Fr\u00e9quence moyenne mensuelle : entre 6 et 7 rapports selon le sexe<\/h3>\n<p>Les r\u00e9sultats de l&rsquo;enqu\u00eate <em>Contextes des sexualit\u00e9s en France<\/em> pr\u00e9sent\u00e9e le 13 novembre 2024 (donn\u00e9es collect\u00e9es en 2023) sont pr\u00e9cis. Pour la <strong>tranche d&rsquo;\u00e2ge 40-49 ans<\/strong>, la fr\u00e9quence mensuelle des rapports sexuels en couple s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <strong>6,2 fois pour les femmes et 7,1 fois pour les hommes<\/strong>, soit environ <strong>69 rapports par an<\/strong>, ou 1,3 \u00e0 1,7 fois par semaine. C&rsquo;est l\u00e9g\u00e8rement inf\u00e9rieur \u00e0 la tranche 30-39 ans (6,9 fois pour les femmes, 7,7 pour les hommes), et nettement en dessous de la <strong>moyenne nationale tous \u00e2ges<\/strong>, fix\u00e9e autour de 9 rapports mensuels. Cette moyenne nationale est toutefois biais\u00e9e vers le haut par les jeunes couples, chez qui la passion du d\u00e9but de relation gonfle les chiffres.<\/p>\n<figure style=\"margin:24px 0; text-align:center;\"><img src=\"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evolution-frequence-sexuelle-40-ans-1992-2023-1.webp\" class=\"wp-image-300\" alt=\"\u00c9volution nombre rapports sexuels 40-49 ans 1992-2023 Inserm\" width=\"1200\" height=\"669\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width:100%; height:auto; border-radius:6px;\" srcset=\"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evolution-frequence-sexuelle-40-ans-1992-2023-1.webp 1200w, https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evolution-frequence-sexuelle-40-ans-1992-2023-1-300x167.webp 300w, https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evolution-frequence-sexuelle-40-ans-1992-2023-1-1024x571.webp 1024w, https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/evolution-frequence-sexuelle-40-ans-1992-2023-1-768x428.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption style=\"margin-top:8px; font-size:0.9em; color:#666; font-style:italic;\">\u00c9volution de la fr\u00e9quence sexuelle chez les quadrag\u00e9naires entre 1992 et 2023 (Source : Inserm).<\/figcaption><\/figure>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Tranche d&rsquo;\u00e2ge<\/th>\n<th>Femmes (rapports\/mois)<\/th>\n<th>Hommes (rapports\/mois)<\/th>\n<th>Tendance vs 1992<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>30-39 ans<\/td>\n<td>6,9<\/td>\n<td>7,7<\/td>\n<td>En baisse<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>40-49 ans<\/td>\n<td>6,2<\/td>\n<td>7,1<\/td>\n<td>En baisse marqu\u00e9e<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>50-59 ans<\/td>\n<td>5,0<\/td>\n<td>5,8<\/td>\n<td>En baisse continue<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>60-69 ans<\/td>\n<td>3,3<\/td>\n<td>4,3<\/td>\n<td>En baisse continue<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\u00catre \u00e0 40 ans l\u00e9g\u00e8rement sous la <strong>fr\u00e9quence sexuelle<\/strong> moyenne nationale est donc physiologique, attendu, et statistiquement document\u00e9. Rien d&rsquo;alarmant.<\/p>\n<h3>L&rsquo;\u00e9volution historique : comprendre la \u00ab\u00a0sex recession\u00a0\u00bb des quadrag\u00e9naires<\/h3>\n<p>La baisse ne date pas d&rsquo;hier. Depuis 1992, l&rsquo;activit\u00e9 sexuelle annuelle a recul\u00e9 de <strong>10 points pour chacun des deux sexes<\/strong>. En 2023, <strong>77,2 % des femmes et 81,6 % des hommes<\/strong> de 18 \u00e0 69 ans d\u00e9clarent avoir eu une activit\u00e9 sexuelle avec un partenaire dans l&rsquo;ann\u00e9e, contre pr\u00e8s de 90 % trente ans plus t\u00f4t. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, d\u00e9sign\u00e9 sous le terme de <strong>sex recession<\/strong>, touche tous les groupes d&rsquo;\u00e2ge mais se manifeste avec une acuit\u00e9 particuli\u00e8re chez les 40-49 ans, pris en \u00e9tau entre pression professionnelle, charges familiales et premiers signaux hormonaux. L&rsquo;enqu\u00eate <em>Contextes des sexualit\u00e9s en France<\/em> (Inserm\/ANRS) souligne que cette moindre fr\u00e9quence s&rsquo;accompagne paradoxalement d&rsquo;une sexualit\u00e9 plus souvent d\u00e9sir\u00e9e et plus diversifi\u00e9e dans ses pratiques.<\/p>\n<p>Si vous traversez une p\u00e9riode de douleurs chroniques qui s&rsquo;ajoutent \u00e0 la fatigue de la quarantaine, notre article sur <a href=\"\/actualites\/par-quoi-remplacer-tramadol-alternatives\/\">les alternatives efficaces au tramadol<\/a> peut vous aider \u00e0 identifier des pistes avec votre m\u00e9decin, sans impact n\u00e9gatif sur la libido.<\/p>\n<h3>40-44 ans vs 45-49 ans : quand la pr\u00e9m\u00e9nopause modifie la donne<\/h3>\n<p>La tranche 40-49 ans regroupe en r\u00e9alit\u00e9 deux r\u00e9alit\u00e9s bien distinctes. Entre 40 et 44 ans, la <strong>libido<\/strong> reste g\u00e9n\u00e9ralement proche de celle des trentenaires : les fluctuations hormonales sont encore discr\u00e8tes chez la femme, et la testost\u00e9rone masculine demeure relativement stable. La donne change \u00e0 partir de 45 ans. Chez les femmes, les premiers sympt\u00f4mes de <strong>pr\u00e9m\u00e9nopause<\/strong> peuvent appara\u00eetre : cycles irr\u00e9guliers, s\u00e9cheresse vaginale d\u00e9butante, sautes d&rsquo;humeur qui perturbent le d\u00e9sir. Chez les hommes, une baisse progressive de testost\u00e9rone s&rsquo;installe. La tranche 50-59 ans, avec 5 rapports mensuels pour les femmes et 5,8 pour les hommes, donne un aper\u00e7u de la trajectoire naturelle. Cette \u00e9volution n&rsquo;a rien d&rsquo;anormal. Elle appelle simplement une adaptation mutuelle.<\/p>\n<h2>Pourquoi ce nombre varie-t-il autant : les facteurs d\u00e9terminants \u00e0 la quarantaine<\/h2>\n<h3>L&rsquo;impact critique de la dur\u00e9e de la relation conjugale<\/h3>\n<p>La dur\u00e9e de la <strong>vie conjugale<\/strong> est l&rsquo;un des pr\u00e9dicteurs les plus puissants de la fr\u00e9quence des rapports. Les donn\u00e9es de l&rsquo;enqu\u00eate Inserm le montrent clairement : <strong>apr\u00e8s 15 ans de vie commune, les femmes sont deux fois plus nombreuses \u00e0 d\u00e9clarer moins de 3 rapports par mois<\/strong>. La routine s&rsquo;installe progressivement, non par d\u00e9saffection, mais par banalisation du quotidien partag\u00e9. Le d\u00e9sir spontan\u00e9 c\u00e8de la place \u00e0 un d\u00e9sir plus d\u00e9lib\u00e9r\u00e9, qui demande \u00e0 \u00eatre cultiv\u00e9.<\/p>\n<figure style=\"margin:24px 0; text-align:center;\"><img src=\"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/facteurs-influence-frequence-sexuelle-40-ans.webp\" class=\"wp-image-301\" alt=\"Sch\u00e9ma facteurs influence fr\u00e9quence sexuelle 40 ans\" width=\"1200\" height=\"669\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" style=\"max-width:100%; height:auto; border-radius:6px;\" srcset=\"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/facteurs-influence-frequence-sexuelle-40-ans.webp 1200w, https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/facteurs-influence-frequence-sexuelle-40-ans-300x167.webp 300w, https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/facteurs-influence-frequence-sexuelle-40-ans-1024x571.webp 1024w, https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/facteurs-influence-frequence-sexuelle-40-ans-768x428.webp 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption style=\"margin-top:8px; font-size:0.9em; color:#666; font-style:italic;\">Les trois facteurs principaux influen\u00e7ant le nombre de rapports sexuels \u00e0 40 ans.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le nombre de rapports \u00e0 40 ans dans un couple r\u00e9cent sera statistiquement plus \u00e9lev\u00e9 que dans un couple install\u00e9 depuis vingt ans. Ce n&rsquo;est pas un signe de dysfonctionnement. C&rsquo;est la m\u00e9canique normale de la passion qui se transforme en attachement s\u00e9curis\u00e9. Le Dr Sylvain Mimoun, auteur de <em>Sexe et sentiments apr\u00e8s 40 ans<\/em>, r\u00e9sume bien la dynamique : \u00ab\u00a0Ce qui \u00e9teint un peu la passion, c&rsquo;est la routine. Les couples qui continuent d&rsquo;avancer ensemble remplacent souvent le sentiment de la passion amoureuse par le soutien mutuel.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour les personnes qui traversent aussi des probl\u00e8mes articulaires li\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge, le v\u00e9cu de la <a href=\"\/actualites\/jai-gueri-polyarthrite-temoignage-protocole-remission\/\">r\u00e9mission durable apr\u00e8s une polyarthrite<\/a> montre que retrouver du confort physique peut aussi redonner de l&rsquo;\u00e9lan \u00e0 l&rsquo;intimit\u00e9.<\/p>\n<h3>Andropause d\u00e9butante et libido asym\u00e9trique : le facteur hormonal<\/h3>\n<p>La baisse de <strong>fr\u00e9quence des rapports<\/strong> \u00e0 la quarantaine n&rsquo;est pas seulement une affaire de routine. Le facteur hormonal joue un r\u00f4le distinct, souvent sous-estim\u00e9. Chez l&rsquo;homme, l&rsquo;<strong>andropause<\/strong> d\u00e9butante (40-45 ans) se traduit par une baisse progressive de la testost\u00e9rone : moins de d\u00e9sir matinal, fatigue accrue, parfois une \u00e9rection moins spontan\u00e9e. Ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;impuissance, c&rsquo;est une transition biologique graduelle, tr\u00e8s diff\u00e9rente de la m\u00e9nopause f\u00e9minine dans sa brutalit\u00e9 potentielle.<\/p>\n<p>Chez la femme, les oscillations hormonales pr\u00e9menstruelles peuvent s&rsquo;aggraver \u00e0 cette p\u00e9riode : syndrome pr\u00e9menstruel plus marqu\u00e9, cycles qui changent de longueur, variations du d\u00e9sir plus prononc\u00e9es selon le moment du cycle. Cette <strong>libido asym\u00e9trique<\/strong>, o\u00f9 les deux partenaires ne traversent pas leurs transitions hormonales au m\u00eame rythme, est identifi\u00e9e par le Dr Sylvain Mimoun comme l&rsquo;une des sources majeures de tension \u00e0 cet \u00e2ge. La reconna\u00eetre, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 d\u00e9samorcer une partie du malentendu.<\/p>\n<h3>L&rsquo;effet des enfants adolescents sur l&rsquo;intimit\u00e9 parentale<\/h3>\n<p>Avoir des enfants \u00e0 la maison n&rsquo;est pas neutre sur la sexualit\u00e9 du couple, mais l&rsquo;impact diff\u00e8re selon l&rsquo;\u00e2ge des enfants. \u00c0 40 ans, les enfants sont souvent adolescents. Ce profil sp\u00e9cifique cr\u00e9e des contraintes que les \u00e9tudes sur la parentalit\u00e9 avec de jeunes enfants ne capturent pas bien.<\/p>\n<p>Voici les principaux freins identifi\u00e9s dans les familles avec adolescents :<\/p>\n<ul>\n<li>Horaires d\u00e9cal\u00e9s : les ados rentrent tard, r\u00e9duisant les plages d&rsquo;intimit\u00e9 du soir.<\/li>\n<li>Charge mentale \u00e9ducative intense : conflits d&rsquo;autorit\u00e9, suivi scolaire, transport.<\/li>\n<li>Culture du \u00ab\u00a0tout partag\u00e9\u00a0\u00bb dans les maisons modernes, qui \u00e9rode la notion d&rsquo;espace couple.<\/li>\n<li>\u00c9puisement parental cumul\u00e9 apr\u00e8s dix ans ou plus de parentalit\u00e9 intensive.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Une enqu\u00eate Ifop de 2024 rel\u00e8ve que <strong>43 % des Fran\u00e7ais d\u00e9clarent avoir en moyenne un rapport sexuel par semaine<\/strong>, contre 58 % en 2009. L&rsquo;effet de la composition familiale est l&rsquo;un des facteurs explicatifs retenus par les chercheurs.<\/p>\n<h2>Au-del\u00e0 du nombre de rapports : qualit\u00e9 versus quantit\u00e9 \u00e0 40 ans<\/h2>\n<h3>Quand la quantit\u00e9 n&rsquo;est plus le bon indicateur d&rsquo;\u00e9panouissement<\/h3>\n<p>Compter ses rapports sexuels comme on compterait ses pas quotidiens est une approche r\u00e9ductrice de la sexualit\u00e9 \u00e0 40 ans. L&rsquo;enqu\u00eate Inserm 2023 le confirme : <strong>45,3 % des femmes et 39 % des hommes<\/strong> se d\u00e9clarent satisfaits de leur vie sexuelle, des taux qui ne suivent pas m\u00e9caniquement la fr\u00e9quence. La satisfaction est une donn\u00e9e subjective, construite sur la qualit\u00e9 des \u00e9changes, la dur\u00e9e des pr\u00e9liminaires, la complicit\u00e9 \u00e9motionnelle et le sentiment d&rsquo;\u00eatre d\u00e9sir\u00e9.<\/p>\n<p>Le nombre de rapport \u00e0 40 ans peut descendre \u00e0 3 ou 4 fois par mois sans que cela signe un probl\u00e8me, si les deux partenaires s&rsquo;y retrouvent. \u00c0 l&rsquo;inverse, une fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e avec peu de connexion \u00e9motionnelle peut g\u00e9n\u00e9rer une insatisfaction r\u00e9elle. Rappelons aussi que <strong>56,6 % des femmes et 73,8 % des hommes restent sexuellement actifs apr\u00e8s 50 ans<\/strong> : la vie sexuelle ne s&rsquo;arr\u00eate pas \u00e0 la quarantaine, elle se transforme.<\/p>\n<div style=\"background:#fff8e1; border-left:4px solid #f0a500; border-radius:8px; padding:16px 20px; margin:20px 0;\">\n<p style=\"margin:0;\"><strong>\ud83d\udca1 Le conseil de Camille<\/strong> : Plut\u00f4t que de comparer votre fr\u00e9quence \u00e0 une moyenne statistique, demandez-vous si vous \u00eates tous les deux satisfaits. C&rsquo;est la seule boussole qui compte vraiment. Si l&rsquo;un des deux souffre du d\u00e9calage, c&rsquo;est le moment de mettre des mots dessus, id\u00e9alement avec l&rsquo;aide d&rsquo;un professionnel.<\/p>\n<\/div>\n<h3>Les signes qui justifient une consultation m\u00e9dicale ou sexologique<\/h3>\n<p>Une baisse de fr\u00e9quence progressive est physiologique. Certains signaux m\u00e9ritent cependant une attention m\u00e9dicale, ind\u00e9pendamment du nombre de rapports par mois. Voici les situations qui justifient de consulter un m\u00e9decin ou un sexologue :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Douleurs lors des rapports<\/strong> (dyspareunies) : chez la femme, souvent li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9cheresse vaginale d\u00e9butante ou \u00e0 une pathologie gyn\u00e9cologique.<\/li>\n<li><strong>Absence totale de d\u00e9sir depuis plus de 6 mois<\/strong>, v\u00e9cue comme une souffrance personnelle.<\/li>\n<li><strong>Troubles \u00e9rectiles r\u00e9currents<\/strong> chez l&rsquo;homme, diff\u00e9rents d&rsquo;une difficult\u00e9 occasionnelle li\u00e9e \u00e0 la fatigue.<\/li>\n<li><strong>Baisse brutale et inexpliqu\u00e9e<\/strong> de la fr\u00e9quence sexuelle, sans \u00e9v\u00e9nement de vie identifi\u00e9.<\/li>\n<li><strong>D\u00e9tresse de l&rsquo;un ou des deux partenaires<\/strong>, quelle que soit la fr\u00e9quence objective.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Dr Sylvain Mimoun souligne que certains hommes qui \u00ab\u00a0ne font plus l&rsquo;amour\u00a0\u00bb souffrent en r\u00e9alit\u00e9 de troubles \u00e9rectiles non trait\u00e9s. \u00ab\u00a0Quand l&rsquo;impuissance est trait\u00e9e, le d\u00e9sir peut revenir.\u00a0\u00bb Consulter son m\u00e9decin traitant est la premi\u00e8re \u00e9tape, avant une \u00e9ventuelle orientation vers un sexologue ou un <a href=\"https:\/\/csf.inserm.fr\/resultats\/activites-sexuelles\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">sp\u00e9cialiste de la sexualit\u00e9 r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 par l&rsquo;Inserm<\/a>.<\/p>\n<h3>Protocoles concrets pour maintenir une vie sexuelle \u00e9panouie<\/h3>\n<p>Quelques ajustements pratiques peuvent faire une vraie diff\u00e9rence, sans relever du conseil sexologique sp\u00e9cialis\u00e9.<\/p>\n<p>La <strong>planification d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e<\/strong> de moments d&rsquo;intimit\u00e9, souvent appel\u00e9e \u00ab\u00a0rendez-vous sexuel\u00a0\u00bb, peut sembler peu romantique. En r\u00e9alit\u00e9, elle compense efficacement la fatigue professionnelle et la charge mentale parentale qui r\u00e9duisent les occasions spontan\u00e9es. Savoir qu&rsquo;un espace est r\u00e9serv\u00e9 d\u00e9compresse aussi l&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 de performance.<\/p>\n<p>Sur le plan physiologique, trois leviers ont un impact document\u00e9 sur la libido :<\/p>\n<ul>\n<li>La qualit\u00e9 du sommeil (la testost\u00e9rone se r\u00e9g\u00e9n\u00e8re la nuit).<\/li>\n<li>L&rsquo;activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re, qui soutient la production hormonale et r\u00e9duit le stress.<\/li>\n<li>La gestion du stress chronique, dont l&rsquo;effet suppresseur sur le d\u00e9sir est bien \u00e9tabli.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La communication bienveillante sur les attentes de chacun reste, selon les sp\u00e9cialistes, le levier le plus efficace. Exprimer ses besoins sans reproche ni comptabilit\u00e9 ouvre un espace o\u00f9 le d\u00e9sir peut reprendre de la place. Pour les questions nutritionnelles connexes qui peuvent peser sur le bien-\u00eatre g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 cet \u00e2ge, notre article sur la <a href=\"\/actualites\/banane-calcul-biliaire\/\">banane et le calcul biliaire<\/a> aborde les liens entre alimentation et sant\u00e9 digestive, un facteur de confort physique souvent n\u00e9glig\u00e9.<\/p>\n<section class=\"faq-schema\" itemscope itemtype=\"https:\/\/schema.org\/FAQPage\">\n<div style=\"margin: 28px 0; text-align: center;\">\n<div style=\"position: relative; padding-bottom: 56.25%; height: 0; overflow: hidden; max-width: 100%; border-radius: 12px;\">\n<iframe src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/Ykn-BcBxFgI\" style=\"position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%; border: 0;\" allowfullscreen loading=\"lazy\" title=\"Comment s'\u00e9panouir sexuellement apr\u00e8s 40 ans ?\"><\/iframe>\n<\/div>\n<p style=\"margin-top: 8px; font-size: 13px; color: #64748b;\">Comment s&rsquo;\u00e9panouir sexuellement apr\u00e8s 40 ans ?, Charles.co<\/p>\n<\/div>\n<h2>Questions fr\u00e9quentes sur la sexualit\u00e9 \u00e0 40 ans<\/h2>\n<div class=\"faq-item\" itemscope itemprop=\"mainEntity\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Question\">\n<h3 itemprop=\"name\">Quelle est la fr\u00e9quence moyenne des rapports sexuels chez un couple de 40 ans ?<\/h3>\n<div itemscope itemprop=\"acceptedAnswer\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Answer\">\n<p itemprop=\"text\">Selon l&rsquo;enqu\u00eate <em>Contextes des sexualit\u00e9s en France<\/em> (Inserm\/ANRS, 2023), la fr\u00e9quence moyenne s&rsquo;\u00e9tablit \u00e0 <strong>6,2 rapports par mois pour les femmes et 7,1 pour les hommes<\/strong> dans la tranche 40-49 ans, soit environ 1,3 \u00e0 1,7 fois par semaine. Ce chiffre est une moyenne statistique : la fourchette r\u00e9elle s&rsquo;\u00e9tend de 0 \u00e0 15 rapports mensuels et au-del\u00e0 selon les couples, les deux extr\u00eames \u00e9tant compatibles avec une vie sexuelle \u00e9panouie.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"faq-item\" itemscope itemprop=\"mainEntity\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Question\">\n<h3 itemprop=\"name\">Est-ce normal de faire moins l&rsquo;amour apr\u00e8s 40 ans ?<\/h3>\n<div itemscope itemprop=\"acceptedAnswer\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Answer\">\n<p itemprop=\"text\">Oui, c&rsquo;est physiologique et statistiquement document\u00e9. L&rsquo;activit\u00e9 sexuelle annuelle a baiss\u00e9 de <strong>10 points depuis 1992<\/strong> pour les deux sexes, et la d\u00e9croissance progressive avec l&rsquo;\u00e2ge est une tendance constante dans les donn\u00e9es Inserm. Facteurs en cause : \u00e9volution hormonale, dur\u00e9e de la relation, fatigue professionnelle et parentale. Ce qui compte, c&rsquo;est la satisfaction mutuelle des partenaires, pas le d\u00e9compte mensuel.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"faq-item\" itemscope itemprop=\"mainEntity\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Question\">\n<h3 itemprop=\"name\">\u00c0 partir de quel \u00e2ge la libido baisse-t-elle chez l&rsquo;homme ?<\/h3>\n<div itemscope itemprop=\"acceptedAnswer\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Answer\">\n<p itemprop=\"text\">D\u00e8s <strong>40-45 ans<\/strong> pour certains hommes, avec le d\u00e9but de l&rsquo;andropause : baisse progressive de la testost\u00e9rone, moins de d\u00e9sir spontan\u00e9, fatigue plus marqu\u00e9e. Contrairement \u00e0 la m\u00e9nopause, ce n&rsquo;est pas une chute brutale mais un glissement graduel, tr\u00e8s variable d&rsquo;un individu \u00e0 l&rsquo;autre. Si cette baisse g\u00e9n\u00e8re une souffrance, une consultation m\u00e9dicale est recommand\u00e9e.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"faq-item\" itemscope itemprop=\"mainEntity\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Question\">\n<h3 itemprop=\"name\">Combien de fois par mois un couple de 40 ans fait-il l&rsquo;amour en moyenne ?<\/h3>\n<div itemscope itemprop=\"acceptedAnswer\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Answer\">\n<p itemprop=\"text\">Environ <strong>6 \u00e0 7 fois par mois<\/strong> selon les donn\u00e9es Inserm 2023. La variabilit\u00e9 est importante selon la composition familiale et la dur\u00e9e de la relation : un couple sans enfant r\u00e9cemment form\u00e9 sera souvent au-dessus, un couple install\u00e9 depuis vingt ans avec des adolescents en dessous. La fourchette 3 \u00e0 10 fois par mois reste dans la norme m\u00e9dicale.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"faq-item\" itemscope itemprop=\"mainEntity\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Question\">\n<h3 itemprop=\"name\">La baisse de fr\u00e9quence sexuelle signifie-t-elle que mon couple va mal ?<\/h3>\n<div itemscope itemprop=\"acceptedAnswer\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/Answer\">\n<p itemprop=\"text\">Non, pas n\u00e9cessairement. La qualit\u00e9 prime sur la quantit\u00e9 apr\u00e8s 40 ans. Un couple peut avoir peu de rapports tout en maintenant une forte complicit\u00e9 et une satisfaction mutuelle r\u00e9elle. Un signal d&rsquo;alerte pertinent n&rsquo;est pas le chiffre lui-m\u00eame, mais une baisse brutale inexpliqu\u00e9e, des douleurs, ou une d\u00e9tresse personnelle persistante. Si le doute s&rsquo;installe, une consultation aupr\u00e8s d&rsquo;un m\u00e9decin ou d&rsquo;un sexologue est la d\u00e9marche appropri\u00e9e.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9couvrez le nombre de rapport \u00e0 40 ans selon l&rsquo;Inserm : fr\u00e9quence moyenne, \u00e9volution depuis 1992, impact de la dur\u00e9e de relation et diff\u00e9rences hommes\/femmes.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":299,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-302","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/302","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=302"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/302\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":303,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/302\/revisions\/303"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/media\/299"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=302"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=302"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ombrel.fr\/actualites\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=302"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}