📋 L’essentiel à retenir
Le terme « clitoris piercing » désigne dans la grande majorité des cas un piercing du capuchon clitoridien, et non du gland lui-même. C’est une distinction anatomique fondamentale : l’un est courant et sûr, l’autre est rare et contre-indiqué par la quasi-totalité des professionnels.
- Prix moyen du clitoris piercing (VCH/HCH) : environ 70 euros en studio spécialisé
- Durée de cicatrisation : 2 à 4 mois
- Taille minimale des bijoux : 1,6 mm minimum
- Abstinence sexuelle recommandée : environ 1 mois après le geste
- Risque principal à éviter : la désensibilisation clitoridienne, quasi nulle sur le capuchon, très réelle sur le gland direct
- Mot-clé de recherche : 4 400 recherches mensuelles en France pour « piercing clitoris », sujet populaire, informations à vérifier avec soin
Le clitoris piercing suscite beaucoup de questions, souvent mêlées d’appréhension et de curiosité. C’est une démarche tout à fait légitime, que la motivation soit esthétique, sensorielle ou simplement le désir de mieux se connaître. En studio, je constate régulièrement que les personnes arrivent avec des informations contradictoires : elles confondent le piercing du gland clitoridien, un acte rare, risqué, refusé par la majorité des perceurs, et les piercings du capuchon, qui constituent la réalité de la pratique. Cette confusion génère des craintes inutiles ou, à l’inverse, minimise de vrais risques anatomiques. Ce guide vous donne les clés pour comprendre les différentes options de clitoris piercing, évaluer leur faisabilité selon votre morphologie, et aborder la cicatrisation avec des repères concrets. L’intervention doit toujours être réalisée par un perceur génital expérimenté : jamais en DIY, jamais sans consultation préalable.
Anatomie fondamentale : distinguer capuchon et gland du clitoris
Structure et rôle protecteur du capuchon clitoridien
Le capuchon du clitoris est un repli cutané qui recouvre le gland clitoridien. Sur le plan anatomique, il est homologue au prépuce masculin, comme le décrit Wikipédia dans son article de référence sur le clitoris. Sa fonction première est protectrice : il maintient les terminaisons nerveuses du gland à l’abri des frottements permanents. C’est précisément cette structure en tissu cutané épais, mobile et bien vascularisé, qui en fait la zone de choix pour un clitoris piercing. Contrairement au gland lui-même, riche en fibres nerveuses sensitives directes, le capuchon supporte le passage d’une aiguille sans compromettre l’innervation clitoridienne. Vous trouverez des informations complémentaires sur cette zone dans notre capuchon piercing guide médical. Sur la zone du clitoris, le piercing du capuchon représente donc l’option anatomiquement cohérente pour toute personne souhaitant un clitoris piercing sûr.

Pourquoi le piercing glanulaire direct est déconseillé
Le clitoris piercing directement sur le gland, le vrai piercing clitoridien direct, est une réalité anatomiquement très contrainte. Le gland doit être suffisamment développé pour permettre le passage d’une aiguille, ce qui exclut d’emblée la majorité des femmes. Mais la contrainte principale n’est pas morphologique : c’est le risque de lésion des nerfs dorsaux du clitoris, qui peut provoquer une désensibilisation partielle ou totale, irréversible dans certains cas. C’est pourquoi la quasi-totalité des perceurs professionnels refusent de réaliser cet acte. Les sources spécialisées confirment ce consensus : on favorisera toujours le piercing du capuchon plutôt qu’un clitoris piercing glanulaire direct. Le public utilise souvent le mot « clitoris » pour désigner le capuchon, ce qui entretient une confusion terminologique fréquente.
Évaluation préalable de votre anatomie
Chaque morphologie est unique. La faisabilité d’un clitoris piercing dépend de critères très précis : la profondeur du capuchon, sa mobilité, son épaisseur, et la présence ou non de tissu suffisant sous la jonction des petites lèvres. Avant tout acte, un perceur expérimenté examine ces paramètres. Ce bilan préalable conditionne le choix du type de piercing : certaines anatomies ne permettent que le VCH, d’autres ouvrent la possibilité du Triangle, d’autres encore rendent déconseillé tout piercing de cette zone. Cette consultation n’est pas une formalité, c’est la garantie d’un résultat anatomiquement adapté à votre corps.
Les quatre familles de clitoris piercing et piercings intimes féminins
Piercings du capuchon : VCH et HCH
Ces deux piercings sont les plus pratiqués. Ils concernent directement le capuchon clitoridien, sans jamais toucher le gland.
Le VCH (Vertical Clitoral Hood) est le clitoris piercing le plus répandu. Il traverse le capuchon verticalement, de façon à ce que l’extrémité inférieure du bijou repose directement sur le gland. Le mouvement du bijou génère une stimulation mécanique directe lors des rapports sexuels ou des déplacements. C’est le piercing capuchon le plus stimulant. Le HCH (Horizontal Clitoral Hood) traverse le capuchon horizontalement. Il est davantage décoratif et procure moins de stimulation directe. Ces deux formes de clitoris piercing coûtent généralement environ 70 euros en studio spécialisé. La cicatrisation se déroule sur 4 à 6 semaines pour la phase superficielle, avec une maturité complète atteinte en 2 à 4 mois.
Piercings de la jonction : Triangle et Fourchette
Le piercing Triangle a été créé en 1991 par Elayne Angel, pionnière reconnue dans le domaine des piercings génitaux féminins. Ce piercing passe horizontalement sous le gland clitoridien, à l’endroit où les deux petites lèvres se rejoignent en profondeur. Il stimule le clitoris par l’arrière, une sensation que beaucoup décrivent comme unique et inaccessible par d’autres moyens. Sa réalisation nécessite un capuchon suffisamment profond, évalué par le test du Q-tip : un coton-tige est glissé sous le capuchon pour mesurer la profondeur disponible. Sans tissu en quantité suffisante, le Triangle n’est pas réalisable. La cicatrisation varie de 2 semaines à 3 mois selon l’anatomie.
Le piercing Fourchette se situe à la jonction inférieure des grandes lèvres, à l’arrière du vagin. C’est un piercing de surface avec un risque de rejet élevé, caractéristique des piercings placés sur des zones de frottements intenses. La cicatrisation peut s’étendre de 3 à 4 mois jusqu’à 18 mois. Un matériau flexible comme le Bioflex ou le Bioplast est systématiquement recommandé pour limiter les contraintes mécaniques.
Piercings de surface : Christina et Néfertiti
Le piercing Christina a été réalisé pour la première fois dans les années 1990 par Tom Brazda. Il traverse la peau en surface sur le mont de Vénus, à la jonction supérieure des grandes lèvres, verticalement. Sa fonction est purement esthétique : il ne stimule pas directement le clitoris. C’est un piercing de surface fragile, exposé aux frottements des vêtements, avec un taux de migration important. La cicatrisation peut prendre de 3 à 4 mois jusqu’à 18 mois. Le Bioflex ou Bioplast est souvent préféré à l’acier pour limiter les contraintes mécaniques sur le tissu.
Le piercing Néfertiti combine un VCH et un Christina sur un même bijou long : il part du capuchon et remonte jusqu’au mont de Vénus. Il est à la fois stimulant et esthétique, mais son trajet étendu multiplie les zones de tension. Le rejet est fréquent, et la cicatrisation peut atteindre jusqu’à 18 mois. C’est le piercing intime féminin qui exige le plus de vigilance au long cours, et le plus de patience.
Piercings des lèvres et variantes
Les piercings des petites et grandes lèvres tirent leur origine dans la Rome antique. Aujourd’hui, ils sont pratiqués pour des raisons esthétiques ou pour augmenter les sensations du partenaire, souvent réalisés symétriquement. La cicatrisation varie de 2 semaines à 3 mois, les grandes lèvres cicatrisant généralement plus longtemps que les petites en raison de l’épaisseur plus importante du tissu. Contrairement à un clitoris piercing proprement dit, les piercings des lèvres sont accessibles à presque toutes les anatomies et ne présentent pas de risque neurologique particulier. L’anneau BCR est le type de bijou le plus couramment utilisé.
Faisabilité anatomique et choix des bijoux pour un clitoris piercing
Critères morphologiques déterminants
Avant de choisir un type de clitoris piercing, trois examens anatomiques sont essentiels. Le perceur les réalise lors de la consultation préalable.
- Test du Q-tip pour le Triangle : un coton-tige est glissé sous le capuchon. Si la profondeur est insuffisante, le Triangle est anatomiquement impossible.
- Épaisseur et mobilité du capuchon pour VCH et HCH : le perceur pince doucement le tissu pour évaluer s’il est suffisamment épais pour supporter le bijou sans risque de déchirure ou de migration.
- Tension cutanée pour les piercings de surface : Christina et Néfertiti nécessitent une peau suffisamment lâche sur le mont de Vénus. Une peau naturellement tendue augmente considérablement le risque de rejet.
Spécifications techniques des bijoux
Le choix du bijou initial conditionne la réussite de la cicatrisation d’un clitoris piercing. Un bijou inadapté peut provoquer une pression excessive, favoriser le rejet ou créer des micro-traumatismes répétés. Selon les recommandations des professionnels du piercing, le diamètre minimal est de 1,6 mm (14G), avec une préconisation à 2 mm pour une meilleure stabilité et pour réduire le risque de coupure tissulaire. L’Association of Professional Piercers (APP) publie des recommandations de sécurité sur les matériaux et les calibres qui font référence dans la profession.
Concernant les matériaux validés pour un clitoris piercing :
- Titane G23 (ASTM F136) : matériau de référence, hypoallergénique, léger, recommandé pour les peaux réactives.
- Acier chirurgical 316L : option classique, fiable, légèrement plus lourde que le titane.
- Bioflex ou Bioplast : matériaux flexibles indispensables pour les piercings de surface (Christina, Néfertiti, Fourchette) afin de réduire les contraintes mécaniques.
La forme du bijou varie selon l’emplacement : barbell droit ou courbé pour le VCH, anneau BCR ou fer à cheval selon l’anatomie pour les lèvres, barbell de surface ou Bioflex pour le Christina.
Sélection selon l’objectif : plaisir ou esthétique
La question mérite d’être posée dès la consultation. Si l’objectif principal est la stimulation clitoridienne, le VCH et le Triangle sont les deux options les plus efficaces d’un point de vue mécanique. Le Triangle offre une stimulation par l’arrière que le VCH ne reproduit pas. Si l’objectif est purement esthétique, le Christina et le HCH sont mieux adaptés. Le Néfertiti combine les deux, au prix d’une cicatrisation longue et d’un risque de rejet non négligeable. La taille du bijou doit aussi être adaptée à votre anatomie : trop court, il s’enfoncera dans le tissu ; trop long, il accrochera les vêtements et ralentira la cicatrisation.
Déroulement, douleur et tableau comparatif du clitoris piercing
Protocole de pose en studio spécialisé
Le geste lui-même dure quelques secondes. Ce qui prend du temps, c’est ce qui l’entoure. La consultation préalable permet d’évaluer l’anatomie et de choisir le bijou adapté à votre morphologie. Le jour du clitoris piercing, le perceur nettoie la zone avec un antiseptique, marque l’emplacement exact avec un stylo stérile, puis utilise un clamp stérile pour maintenir le tissu. L’aiguille est à usage unique. Le bijou est inséré immédiatement après. Un perceur génital expérimenté connaît précisément la localisation des nerfs dorsaux du clitoris : c’est ce qui distingue un vrai professionnel d’un généraliste. Ne réalisez jamais cet acte dans un studio qui n’a pas l’habitude des piercings génitaux féminins.

Échelle de douleur comparée
La douleur est vive mais brève. Les témoignages convergent : un pic intense de deux à trois secondes, suivi d’une sensation de chaleur et de pression, puis plus grand-chose. Voici les estimations issues des retours d’expérience :
- VCH : 3 à 4 sur 10. Pic vif, puis chaleur diffuse. Comparable à une forte épilation.
- HCH : 3 sur 10. Tissu moins mobilisé, douleur légèrement inférieure au VCH.
- Triangle : 6 à 7 sur 10. Tissu plus dense, profondeur plus importante. Douleur nettement supérieure.
- Christina : 4 à 5 sur 10. Surface sensible, mais tissu moins innervé que le capuchon.
L’appréhension avant l’acte est souvent bien plus intense que la douleur réelle. Une cliente me confiait récemment que le geste lui avait semblé beaucoup plus court que l’attente dans le couloir. La respiration abdominale consciente juste avant le passage de l’aiguille aide à relâcher les muscles du périnée, ce qui réduit concrètement la sensation de tension ressentie.
Séquence immédiate post-piercing
Les premières 48 heures sont celles où la vascularisation de la zone se fait le plus ressentir. Un léger saignement est possible, sans être systématique. L’œdème et la sensibilité accentuée durent généralement jusqu’à une semaine après la pose du clitoris piercing. Pour les soins immédiats, le sérum physiologique est suffisant : deux rinçages doux par jour avec une compresse propre. Les désinfectants agressifs, alcool, eau oxygénée, produits parfumés, sont à proscrire. Ils agressent le tissu en formation et ralentissent la cicatrisation de façon mesurable.

Tableau comparatif des types de clitoris piercing et piercings intimes
Pour vous aider à visualiser les caractéristiques de chaque clitoris piercing et piercing intime féminin, voici un récapitulatif des données disponibles :
| Type | Douleur estimée | Durée cicatrisation | Risque principal | Stimulation plaisir | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|---|
| VCH | 3-4/10 | 2 à 4 mois | Faible | Forte (directe) | ~70 € |
| HCH | 3/10 | 2 à 4 mois | Faible | Faible (esthétique) | ~70 € |
| Triangle | 6-7/10 | 2 sem. à 3 mois | Faisabilité anatomique | Très forte (arrière) | ~80-100 € |
| Christina | 4-5/10 | 3-4 mois à 18 mois | Migration/rejet élevé | Nulle (esthétique) | ~60-80 € |
| Fourchette | 4-5/10 | 3-4 mois à 18 mois | Rejet élevé | Faible | ~60-80 € |
| Néfertiti | 5-6/10 | Jusqu’à 18 mois | Rejet, migration | Modérée | ~90-120 € |
| Petites lèvres | 3-4/10 | 2 sem. à 3 mois | Faible | Variable | ~50-70 € |
Protocole de cicatrisation et contraintes quotidiennes
Phases de cicatrisation et durées spécifiques
La cicatrisation d’un clitoris piercing se déroule en deux temps bien distincts. La phase superficielle, celle où la peau referme l’orifice en surface, est relativement rapide. La phase de maturation du tissu en profondeur prend beaucoup plus de temps, et c’est souvent là que les personnes commettent des erreurs en pensant que tout est terminé.
- Capuchon (VCH/HCH) : phase superficielle en 4 à 6 semaines, maturité complète à 2 à 4 mois.
- Triangle : cicatrisation de 2 semaines à 3 mois selon la profondeur du passage.
- Piercings de surface (Christina, Néfertiti, Fourchette) : de 3 à 4 mois jusqu’à 18 mois, avec une fragilité persistante au long terme.
Les signes d’une bonne cicatrisation sont : une légère sécrétion blanchâtre (lymphe séchée, tout à fait normale), l’absence de douleur au repos après quelques jours, et une réduction progressive de la sensibilité autour du bijou. À l’inverse, une rougeur croissante, une chaleur locale persistante, une douleur pulsatile ou un écoulement purulent sont des signaux d’alerte qui nécessitent une consultation médicale sans délai.
Gestion hygiénique pendant les menstruations
Les règles représentent une contrainte spécifique pendant la cicatrisation d’un clitoris piercing. Le tampon est à éviter : son fil peut s’accrocher au bijou et créer des micro-tractions sur le tissu en formation. Les culottes menstruelles ou les serviettes sans ailettes sont à préférer. L’hygiène doit être renforcée : un rinçage à l’eau tiède claire après chaque changement de protection suffit, sans savon parfumé. Cette discipline est indispensable pour éviter la contamination de la zone par des bactéries vaginales en période de flux.
Abstinence sexuelle et reprise progressive
L’interdiction des rapports sexuels pendant environ 1 mois, soit un minimum de 3 à 4 semaines, n’est pas une recommandation arbitraire. La zone est hautement vascularisée, les tissus sont en cours de réorganisation, et tout micro-traumatisme mécanique peut rouvrir le canal en formation, créer une inflammation ou favoriser une infection. Quand la reprise est possible, elle se fait progressivement, avec un préservatif obligatoire, même en couple stable. La barrière mécanique du préservatif protège la cicatrice d’un contact direct avec les fluides et réduit les risques infectieux. Si le bijou provoque une gêne ou accroche le préservatif, consultez votre perceur pour vérifier la taille du bijou.
Retour au sport et activités à risque
Certaines activités exercent une pression directe sur la zone pelvienne et doivent être temporairement adaptées après un clitoris piercing :
- Vélo et équitation : déconseillés pendant 4 à 6 semaines. La pression répétée sur le périnée crée des micro-traumatismes incompatibles avec une bonne cicatrisation.
- Natation : attendre au minimum 2 à 3 semaines. Les bassins traités au chlore sont agressifs pour un tissu en formation. La mer et les eaux naturelles présentent des risques infectieux supérieurs.
- Sport en salle : attention particulière aux leggings compressifs et aux frottements lors des mouvements au sol. Préférer des vêtements amples en coton pendant toute la durée de la cicatrisation.
💡 Le conseil de Camille : pendant la cicatrisation de votre clitoris piercing, le coton reste votre meilleur allié. Les sous-vêtements synthétiques retiennent l’humidité et augmentent le risque de macération, un facteur aggravant pour toute plaie cutanée génitale. Un simple sous-vêtement en coton large suffit à réduire significativement les frottements et à laisser la zone respirer. C’est le genre de détail pratique qui change vraiment le confort au quotidien.
Risques à long terme et évolution physiologique du clitoris piercing
Risques neurologiques et cutanés spécifiques
Les risques à long terme d’un clitoris piercing mal positionné ou mal cicatrisé méritent une information claire, sans dramatisation excessive.
La désensibilisation clitoridienne est le risque le plus redouté. Elle est quasi certaine en cas de clitoris piercing glanulaire direct, très rare si le capuchon est respecté. Si elle survient après un piercing de capuchon, elle est généralement partielle et peut être réversible après retrait du bijou. Le rejet et la migration concernent principalement les piercings de surface : Christina, Fourchette, Néfertiti. Le corps traite progressivement le bijou comme un corps étranger et le pousse vers la surface. Si le rejet n’est pas détecté à temps, il peut laisser une cicatrice inesthétique. Les signes d’une infection sont clairs : rougeur progressive, chaleur locale, douleur pulsatile, et surtout écoulement purulent (jaune ou vert). Une rougeur légère les premiers jours est normale ; une rougeur croissante après une semaine ne l’est pas.
Évolution pendant la grossesse et l’accouchement
La grossesse modifie profondément la région vulvaire. La distension et l’œdème vulvaire physiologique, particulièrement marqués au troisième trimestre, peuvent créer des tensions sur le bijou. Pour les piercings de surface (Christina, Néfertiti), le retrait dès le deuxième trimestre est souvent conseillé. Pour un VCH bien cicatrisé, le maintien peut être envisagé jusqu’au troisième trimestre, selon le confort ressenti.
Au moment de l’accouchement, la présence d’un bijou dans la zone vulvaire représente un risque de déchirure périnéale en cas de distension rapide des tissus. Le retrait avant le travail actif est systématiquement recommandé par les sages-femmes. Si vous êtes enceinte et portez un clitoris piercing ou tout autre piercing intime, signalez-le à votre équipe obstétricale en début de suivi. Concernant l’allaitement, aucun impact direct n’est attendu, mais maintenir une hygiène génitale rigoureuse reste important en post-partum.
Les questions de santé périnatale dépassent parfois le seul cadre du piercing. Si vous traversez également une période de rhumatologie complexe, vous pouvez lire ce témoignage d’une rémission durable de polyarthrite qui illustre l’importance d’un suivi global de sa santé.
Réduction des orifices après retrait du bijou
Le tissu du capuchon cicatrise généralement bien après retrait d’un clitoris piercing. Pour un piercing récent (moins de six mois), le canal se referme en quelques semaines. Pour un piercing ancien et bien cicatrisé, la fermeture peut être incomplète ou très lente. Un re-perçage est possible sur cicatrice après au moins six mois de fermeture complète, si le tissu est sain. En cas de formation d’un kyste de rétention (petite boule ferme au niveau du trajet), ou d’un granulome (bourgeon charnu persistant), une consultation médicale chez un dermatologue ou un médecin généraliste est indiquée. Ces complications se traitent simplement lorsqu’elles sont prises en charge tôt.
Sur un autre registre, si vous cherchez à démêler les mythes des réalités concernant d’autres sujets de santé, l’article sur le citron dangereux pour le cœur illustre bien comment l’information médicale vulgarisée nécessite toujours d’être sourcée et contextualisée.
Questions fréquentes sur le clitoris piercing
Le clitoris piercing procure-t-il vraiment plus de plaisir ?
La stimulation mécanique existe. Pour le VCH, l’extrémité du bijou repose sur le gland : tout mouvement crée un contact direct. Pour le Triangle, la stimulation se produit par l’arrière, une voie qu’aucune autre méthode ne reproduit selon les témoignages disponibles. Mais la variabilité individuelle est importante : la taille du capuchon, la sensibilité préexistante, et la qualité du clitoris piercing influencent le résultat. Il n’y a pas de garantie universelle de plaisir accru. Certaines personnes rapportent un effet transformateur, d’autres une différence à peine perceptible.
Est-ce que tout le monde peut se faire un piercing à la vulve ?
Non. L’anatomie est le premier facteur limitant pour un clitoris piercing. Un capuchon trop fin exclut le VCH. Un tissu insuffisant sous le capuchon exclut le Triangle. Les contre-indications médicales incluent le diabète non contrôlé (cicatrisation compromise), les troubles de la coagulation, et toute infection génitale active au moment de l’acte. Une consultation préalable avec un perceur expérimenté est indispensable avant toute décision.
Quelle est l’histoire de ces pratiques ?
Les piercings génitaux féminins trouvent leurs premières traces dans la Rome antique, où ils servaient à contrôler la sexualité des esclaves. La démocratisation moderne a commencé dans les années 1970, via les milieux BDSM. Le Triangle a été créé en 1991 par Elayne Angel, figure majeure de la communauté piercing internationale. Le Christina a été réalisé pour la première fois dans les années 1990 par Tom Brazda. Ces deux praticiens ont posé les bases anatomiques et techniques qui guident encore aujourd’hui les perceurs spécialisés en clitoris piercing.
Le « piercing clytoris » est-il une pratique différente ?
Non. « Piercing clytoris » est une faute orthographique fréquente pour désigner le clitoris piercing ou plus exactement le piercing du capuchon clitoridien. Il n’existe pas de pratique spécifique sous ce nom. La confusion orthographique peut conduire vers des résultats de recherche moins fiables : vérifiez toujours la qualité de l’information et la rigueur anatomique des sources consultées avant de prendre une décision concernant votre clitoris piercing.
Quand consulter un professionnel de santé après un clitoris piercing ?
Un clitoris piercing ne nécessite pas de suivi médical systématique lorsque la cicatrisation se déroule normalement. Cependant, certains signes justifient une consultation sans attendre :
- Rougeur, chaleur ou gonflement croissants après la première semaine (et non décroissants)
- Écoulement purulent, jaune ou vert, avec ou sans odeur
- Fièvre associée à une douleur génitale
- Boule ferme persistante sur le trajet du piercing (suspicion de kyste ou granulome)
- Sensation de désensibilisation ou de perte de sensibilité clitoridienne
- Bijou qui s’enfonce progressivement dans le tissu ou qui migre visiblement
- Toute gêne persistante pendant plus de trois semaines après la pose
En cas de doute, votre médecin généraliste ou votre gynécologue est le premier recours. Un dermatologue peut être consulté pour les complications cutanées (granulome, kyste). Ne retirez jamais un bijou sur une zone infectée sans avis médical : l’orifice peut se refermer sur un foyer infectieux actif, ce qui compliquerait significativement la prise en charge. (source : Liste de Tous les Piercings Intimes et Génitaux Féminins)
Questions fréquentes
Le clitoris piercing procure-t-il vraiment plus de plaisir ?
Le VCH et le Triangle stimulent mécaniquement le clitoris lors des mouvements, le premier par le dessus, le second par l’arrière. Ces effets sont réels mais variables selon la morphologie, la sensibilité préexistante et la qualité du clitoris piercing. Aucune garantie universelle ne peut être donnée : le résultat dépend de chaque anatomie individuelle.
Est-ce que tout le monde peut se faire un clitoris piercing ?
Non. Un capuchon trop fin rend le VCH impossible. Un tissu insuffisant sous le capuchon exclut le Triangle. Les contre-indications médicales incluent le diabète non contrôlé, les troubles de la coagulation et toute infection génitale active. Une consultation préalable avec un perceur expérimenté est indispensable avant tout clitoris piercing.
Quelle est l’histoire des piercings intimes féminins ?
Les origines remontent à la Rome antique. La démocratisation moderne a eu lieu dans les années 1970 via la culture BDSM. Le piercing Triangle a été créé en 1991 par Elayne Angel, et le piercing Christina dans les années 1990 par Tom Brazda. Ces deux praticiens restent des références dans le domaine des piercings génitaux féminins et du clitoris piercing.
Le « piercing clytoris » est-il une pratique différente du clitoris piercing ?
« Piercing clytoris » est simplement une orthographe fautive très courante pour désigner le clitoris piercing, et plus précisément le piercing du capuchon clitoridien dans la majorité des cas. Il ne s’agit pas d’une pratique distincte. Utiliser la terminologie exacte permet d’accéder à des informations médicales fiables et précises sur le clitoris piercing.

